Le temps
Une Concordance dure quatre-vingt-quatre journées, divisées en quatre saisons de vingt et une. Une journée passe en une minute.
Et le monde avance sans vous : il ne vous attend pas. Vous fermez l'onglet, la récolte continue, le bois se consomme, et l'hiver approche à la même vitesse. Ce n'est pas un jeu qu'on met en pause — c'est une terre qui vit.
La terre
On ne vous donne pas un royaume. On vous donne douze cases, dont six sont en friche, six emplacements pour bâtir, et trois âmes — pas une de plus.
Ce que la terre rend dépend de la saison, et elle ne le dit pas deux fois :
| la saison | ce qu'elle donne |
|---|---|
| Printemps (jours 1 à 21) | la moitié — on sème |
| Été (jours 22 à 42) | la récolte pleine |
| Automne (jours 43 à 63) | sept dixièmes — on rentre |
| Hiver (jours 64 à 84) | rien |
L'hiver
Il commence au jour soixante-quatre, et il ne prévient qu'une fois. Ce jour-là, trois choses changent ensemble :
- les légumes cessent — la terre ne donne plus rien ;
- le bois brûle trois fois plus — on ne se chauffe pas à moitié ;
- les remèdes coûtent le double — et les maladies ne s'arrêtent pas.
On ne double pas le travail : on engrange. Celui qui n'a pas rentré son bois le paiera en âmes.
Le registre ne vous donne pas les chiffres
C'est la règle la plus étrange du jeu, et la plus importante : le registre raconte, il ne mesure pas. Il dit « le grenier se vide », pas « moins douze légumes ». Il dit « l'hiver sera dur », pas combien de jours il vous reste.
Ce que vous croyez voir dépend d'une seule chose : votre Perception. Un homme de Perception 3 se trompe lourdement ; un homme de Perception 12 voit presque juste. Et le jeu ne vous dit jamais lequel des deux vous êtes.
Le ciel
Au jour quatre-vingt-quatre, la cloche sonne. On lit à voix haute ce qui a été fait — et l'on recommence.
Ce que vous aurez fait vous suivra : on ne vous rendra pas ce que vous aurez perdu.